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Tes dix commmandements
« La vague de froid actuelle qui a paralysé une grande partie de l’Europe et a tué près de 300 personnes au cours de la semaine dernière, devrait lentement perdre de son intensité à partir de la semaine prochaine, d’après ce qu’a déclaré un responsable à l’Organisation Météorologique Mondiale des Nations Unies (OMM). »
En « ce mois du blanc » pour faire court en rétrospective et souligner la justification du parallèle, je dis que :
La fin de l’hiver 2010 fut chichement arrosée et la sécheresse qui s’ensuivit n’a eu que peu de difficultés à se faire reconnaître comme « catastrophe naturelle » ;
La fin de l’hiver 2011 est exceptionnellement froide, la glaciation qui en découle, elle, ne sera pas cataloguée « catastrophe naturelle » !
Pourquoi ?
Parce que le gel est classé parmi les risques assurables et la sécheresse parmi les risques non assurables.
Un risque est assurable quand la mutualisation se charge de sa couverture sans qu’il soit nécessaire de faire appel à tout autre dispositif.
Un risque n’est pas assurable quand sa mutualisation seule n’est plus suffisante et qu’il y a lieu de lui adjoindre un système de solidarité entre les assurés.
Attendez, là je ne comprends plus ! Les deux sont bien des impondérables, des aléas météorologiques semblables dont les effets sont soumis à mon pouvoir aussi bien l’un que l’autre. Ah oui ! Mais alors ? C’est la solidarité qui change tout ! Et si cette solidarité ne vient pas spontanément entre les assurés ? C’est l’Etat qui décaisse ! Et l’Etat c’est qui ? C’est nous, l’ensemble des Assurés… !! ???
Comme moi, ne cherchez plus à comprendre ! c’est comme ça ! Il faut faire avec ! Et comme une assurance c’est bien, mais ne pas en avoir besoin, c’est mieux, nous allons inventorier quelques méfaits du gel et leurs parades.
Lu dans la presse :
« La rupture d’une conduite d’eau dans les combles a provoqué une importante inondation dans la nuit de jeudi à vendredi. Le sinistre a été constaté ce matin à 7 h 30, à l’ouverture du collège… ;
Pendant la période de grands froids, le gel a provoqué de nombreux dégâts dans les habitations et les bâtiments annexes, même ceux qui étaient occupés…. ;
Les canalisations, les radiateurs ou la chaudière éclatent sous la pression du gel… ;
Immédiatement ou au moment du redoux, la détérioration des canalisations ou des appareils provoque des dégâts du fait de l’eau s’en échappant… ;
Il n’est pas rare que les compteurs d’eau gèlent aussi ;
Etc …»
Alors que faire ?
D’abord protéger en mettant hors gel les points d’eau, appareils ou canalisations, avant la période de froid. Cela peut aller d’une simple vidange au maintien d’une circulation ou d’un débit permanent à l’emploi de matériaux calorifuges ou d’éléments chauffants.
Si malgré tout vous vous faites surprendre, sachez que vous n’avez que quelques heures pour intervenir avant que les ennuis commencent. Après, bien souvent, non seulement des dégâts seront déjà faits, mais vous ne pourrez même plus éviter que la glaciation progresse et parachève son œuvre.
Ensuite, ce qu’il faut savoir :
Quand on est confronté à un circuit pris par la glace, il faut au moins dégeler les vannes d’arrêt et ouvrir
celles qui seraient fermées ; de même pour les vidanges qui déversent à l’égout. Maintenir aussi ouvert un robinet de puisage dont l’écoulement peut facilement être contrôlé. Tout cela
pourquoi ? D’abord pour décompresser la canalisation; ensuite pour que, dès un peu de glace fondue vous en soyez averti par le début d’écoulement et puissiez intervenir avant
l’inondation .
Vous devez aussi savoir que la réparation d’un compteur gelé sera toujours effectuée à vos frais.
Il existe aussi des assurances contre le gel. Mais cette garantie n’est pas forcément incluse dans les contrats multirisques habitation.
Dans le cas d’une extension à ce contrat elle intègre un cadre spécifique appelé « dégâts des eaux ». Ce qui veut dire que seuls seront indemnisés les biens endommagés par la fuite et non la fuite elle-même. Ensuite il est possible que votre assureur exige le respect de certaines règles pour accorder sa garantie. Ces dispositions figurent dans votre police qu’il convient de lire du début à la fin.
Par exemple: Être en mesure prouver que vous avez pris toutes les précautions nécessaires, soient : dans un local habité ou non, resté sans chauffage plus de trois jours, les conduites, réservoirs et infrastructures du chauffage central ont bien été vidangés ou remplis avec un anti gel approprié.
L’assureur peut aussi obliger l’assuré à effectuer des travaux pour isoler les conduites qui passent par des endroits particulièrement exposés.
Déjà, la précaution élémentaire hors ces dispositions spécifiques est de couper l’alimentation en eau après chaque usage.
Les canalisations enterrées ne sont jamais couvertes par la garantie gel. Donc les dégâts causés par le gel sur ces canalisations ne donnent droit à aucune indemnisation.
Ce qui veut dire que la garantie « gel » du contrat multi risques habitation quand il la contient n’est jamais automatique. Elle peut toutefois être proposée d’une façon plus complète sous la forme d’une extension facultative ou d’un contrat spécial.
Mais dans tous les cas, le jour du sinistre ce seront les clauses de la police concernée qui s’appliqueront.
Alors, il n’y a pas d’erreur, le gel, aléa météorologique n’est pas une « catastrophe naturelle » parce qu’en se serrant les coudes on peut se réchauffer mais pas s’éviter de payer la note. Qui l’eût crû !
Et propose aux candidats « Un questionnaire Tamalou ».
Après avoir obtenu le label « Bien vieillir-Vivre ensemble » La ville de Brive cherche à labelliser elle-même ses « représentants ». C’est pour le moins ce que me paraît sous tendre l’appellation et la destination de cette enquête récemment proposée. Toutefois, si le comité de pilotage est aussi bien au fait des questions à poser pourquoi n’a-t-il pas aussi les réponses ? S’il ne les a pas, alors pourquoi ne s’est-il pas adressé à des personnes référentes et expérimentées ? J’en connais un certain nombre qui ont vécu la situation avec leurs ascendants et sont maintenant elles-mêmes directement concernées. On pourrait leur reconnaître le titre d’expert. Oui pourquoi n’y avoir pas pensé ?
Je vous vois venir : vous allez me répondre par une autre question ! Et pourquoi ce questionnaire sort sous cette forme et précisément maintenant ?
En tout cas moi, je ne l’aurai pas rédigé aussi compliqué, car je doute qu’il soit à la portée de tout le monde.
J’aurais ciblé quatre ou cinq thèmes bien précis hors « t’as mal où ? » et de toujours plus d’assistance gratuite. Je les aurais faits évaluer par ces experts. Ensuite un comité de pilotage réunissant toutes les parties aurait validé ou amendé le processus en fonction de ou des objectifs poursuivis avant de les proposer. Je l’aurais également diffusé par internet.
Comme ce n’est pas le cas, voici comment je m’exécute : Je classe, ordonne et renseigne le « questionnaire » pour « bien vieillir-vivre ensemble » en pensant que je postule moi-même pour le label de Tamalou de 2ème classe.
Au final j’ai ajouté mes impressions pour qu’on ne marginalise pas les vieux, dont je fais aussi partie, car, en général:
« Les vieux ne parlent plus ou alors seulement parfois du bout des yeux
Même riches ils sont pauvres, ils n'ont plus d'illusions et n'ont qu'un coeur pour deux. »
Jacques BREL 1963
Tableau 1 : Renseigne ton CV de « Tamalou » 1/9
Tableau 2 : Maintenant, tu le vois comment ton « T’as mal où » ? 2-3/9
Tableau 3 : Alors si « t’as mal, c’est où » ? 4-5-6/9
Tableau 4 : Qui devrait s’occuper de ton « T’as mal où » ? 7-8/9
Tableau 5 (ajouté) : Tu es un « Tamalou » content ou un « Tamalnulpart » ? 9-10 /10
Renseigne ton CV de Tamalou
Maintenant tu le vois comment ton T’as mal où ?
Alors si t’as mal, c’est où ?
Qui devrait s’occuper de ton T’as mal où ?
Tu es un Tamalou content ou un Tamalnulpart ?
Il n’y a pas si longtemps dans son actualité Denis Charlet, AFP, rapporte que toute l’Allemagne s’interroge et que lui-même tente de trouver une réponse à cette épineuse question : l’eau minérale peut-elle être « bio » ? Certaines personnes évidemment pensent que oui ! Autrement le débat n’aurait pas lieu. Sans doute aussi supputent-elles que l’appellation « minérale » et les vertus thérapeutiques qui y sont attachées introduisent une garantie de qualité, dispensée par ce simple fait de toute justification supplémentaire. Cela sous-entendrait en même temps que toutes les eaux ne seraient pas bio. Je demeure sceptique quant au sérieux et à la pertinence d’une telle polémique.
Plus qu’une question existentielle, il
s’agit à mon avis de trouver, par le biais de ce superlatif, de nouveaux marchés, de capter de nouveaux consommateurs. Les arguments deviennent ainsi accessoires derrière ce symbole de pureté. Et
encore, ils ne pourraient forcer l’actualité que si la demande s’en faisait pressante. Cependant, pour ne pas sombrer dans l’anecdote et comme j’aime les thèses de l’information, bien ficelées, il me paraît difficile en l’occurrence de faire l’impasse sur un minimum
de précisions.
Le principe de base du bio repose sur l’interdiction de produits chimiques de synthèse. Alors ce qualificatif ès pureté ne s’appliquerait-il pas aussi à notre eau du robinet ?
Si cette définition convient pour l’eau minérale, il n’y a aucune raison pour qu’elle ne convienne pas à une autre eau qui provient aussi de notre sous- sol ? Oui, notre eau du robinet, malgré ses nombreux hôtes indésirables, peut aussi se targuer d’être bio.
La preuve par la tomate. Une tomate est dite bio si son mode de culture fait appel à des produits naturels ou assimilés. Peu importe si sa croissance a été aidée par des arrosages à partir de l’eau du robinet ou d’une eau minérale.
Donc si ces eaux ne lui font pas perdre sa qualité bio, c’est qu’elles, sont elles- mêmes bio. CQFD
Donc, non l’eau minérale n’est pas plus – ni moins - bio que mon eau du robinet puisqu’avec les deux je peux arroser mes tomates bio.
Sauf qu’en raison du prix je m’abstiendrai d’avoir recours à l’eau minérale pour cette utilisation, et peut-être même pour toute autre.
C’est aussi ce qu’a dû déduire notre Agglo quand elle s’est prononcée pour l’installation de fontaines publiques, branchées sur le réseau de distribution d’eau potable. Je ne peux que la féliciter de ce choix et d’avoir su éviter un débat sans ambigüité, par certains côtés, ridicule. Je gage qu’elle évitera encore à l’avenir ce piège et se consacrera à des problèmes nettement plus importants.
L’eau du robinet, j’en aime le goût, j’en aime la gratuité, j’en aime l’exemple ! Je voudrais même voir ajouter sur chaque fontaine estampillée Agglo de Brive, pour apporter mon grain de sel à cette controverse :
« L’eau minérale bio non, mais l’eau du robinet OUI ! »
En savoir plus sur son « empreinte hydrologique », nouvelle coqueluche nationale, nouvelle bobologie à la mode, inventée pour donner plus de saveur à la potion magique mise au point dans les labos écolos adeptes d’une croissance oisive. Ils nous gonflent une fois de plus ces théoriciens de l’utopie avec leurs chimères.
Il est bien beau de se gargariser au développement durable quand on ne sait même pas si l’on souffre d’une angine ou d’une simple allergie. Je vous propose donc pour y voir plus clair de poser le diagnostic.
L’empreinte « eau », quèsaco ?
Il existe paraît-il dans notre environnement commercial, notre environnement social, notre environnement
naturel, deux eaux (h2o ?) : l’eau effective, le liquide que l’on « consomme » sous cette forme et l’eau virtuelle celle que l’on « consomme » par produits et
services interposés représentés par un coût et une quantité apparemment fictive.
Par exemple, on nous dit que, pour mettre une tasse de café sur la table, il faut au total 140 litres d’eau alors que la tasse en contient à peine 6 centilitres, mais d’eau bien réelle, donc de l’eau effective.
Le reste, soit 139 litres et 94 centilitres, serait de l’eau virtuelle, de l’eau fictive ?!
Pourtant pas si virtuelle ni fictive que ça puisqu’il s’agit d’eau empruntée (pas empreintée) afin que « le petit noir » coule dans notre gosier.
L’emprunt en question couvre, toutes les activités et celles qui y sont liées, allant du point de production au point de consommation. Cette chaîne d’approvisionnement représentée par une « empreinte en eau » (ou en eau empruntée) totalise le volume utilisé directement et indirectement, soit 140 litres.
Compliqué ? Attendez la suite ! Ca va encore se corser! C’est peut-être ici d’ailleurs, qu’on va placer l’expresso corsé… !!
Donc, je n’ai vu au passage aucune mention de la pluie que nous gaspillons chacun dans notre coin en sacrifiant à la culture d’élimination des déchets. Etant entendu que sont considérés comme déchets tout ce dont nous ne voulons plus parce que nous en sommes repus ou qui, à des degrés, des moments et occasions diverses gêne nos évolutions. L’eau en fait partie et pour être réglo devrait s’ajouter au poste main d’œuvre.
Je peux aussi ironiser en ajoutant que tout ça dépend si le récoltant a bu son pastis pendant la cueillette, si le camion de livraison a été lavé pour ce transport, si vous-même dégustez votre café avec sucre ou sans sucre. Pourquoi ne pas aussi l’ajouter ?!
Ce qui sous- entend que tous ces chiffres qu’on nous assène avec une telle facilité sont plus subjectifs qu’effectifs. En tout cas, ils méritent d’être manipulés avec précaution, quand ce n’est pas avec la plus grande ironie. Mais au final c’est bien de l’eau concrète qui aura été mise à contribution tout au long de ces transbordements du produit dans des proportions difficilement quantifiables.
Cela démontre encore que nous avons à faire une autre classification établie d’après notre rapport au produit. Nous pouvons ainsi distinguer plusieurs catégories d’eaux : celle que nous maitrisons, celle que nous contrôlons sans la maîtriser complètement – parce que soumise à obligation -, celle qui nous échappe – parce que subie sans réelle possibilité de rétention -, celle que nous ne soupçonnons pas, celle qu’on nous dissimule.
Celle que nous maîtrisons par un coût net et représentatif de la fourniture, sort essentiellement du robinet et de l’embouteillage.
Celle que nous contrôlons et que nous tenons en laisse est aussi prélevée dans nos réserves naturelles
pour des usages bien précis et monnayée entre fournisseurs et utilisateurs
Celle qui nous échappe : Il s’agit de la pluie. Parce que la pluie, même si ce n’est jamais dit et que très peu perçu : c’est surtout de l’eau! De l’eau qui pourrait regarnir nos stocks au lieu de faire monter sans détour le niveau de nos rivières.
Celle que nous ne soupçonnons pas est celle contenue dans le sol qui, sous prétexte de drainage, d’assainissement, à l’occasion de travaux de décaissement, d’aplanissement, d’enterrement de réseaux, de fondations, de forages, fugue avec notre bénédiction vers le premier exutoire venu.
Celle qu’on nous dissimule est déchètisée pour mieux alimenter l’industrie du traitement. Avant on ne s’en inquiète guère, après on ne s’en inquiète pas outre mesure ! Mais sûrement que bientôt elle intéressera une autre industrie, l’industrie du recyclage. Alors ce produit de recyclage aura une valeur nécessitant de lui attribuer un prix. Belle façon d’augmenter le PIB et de créer de nouveaux emplois !
A ce point pourrait intervenir notre réflexion en nous rappelant ce que nous avons retenu du cycle de l’eau!. D’abord l’eau, nous ne la consommons pas : nous en restituons autant que nous en avons prélevé. C’est seulement la façon et le lieu de restitution qui consomme.
En plus, sur les 140l de notre tasse de café, il en reste au moins 99,99% dans les pays origine du produit ou du service. Alors si nous voulons nous culpabiliser, nous en avons mille et une raisons mais pas forcément celles qu’on nous montre.
Et si vous souhaitez vous amuser, en savoir un peu plus sur vos prélèvements, - de grâce, pas « consommation » -, connaître quelques secteurs de votre empreinte hydrologique calculée aussi à partir d’éléments de votre train de vie, alors rendez-vous ici: http://www.empreinteh2o.com/alimentation.php
- L’image du poisson Sushi provient aussi du site.
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